• Les études EURIDS et ADONIS ont comparé l’efficacité anti-arythmique de la dronédarone (800 mg/jour) versus placebo dans la fibrillation auriculaire paroxystique ou persistante chez 1237 patients, d’âge moyen 63 ans. Il a été noté une réduction significative des récidives sous dronédarone et un allongement du délai avant la récidive (158 jours contre 59 jours sous placebo). La tolérance de la dronédarone était bonne, avec une incidence d’effets secondaires superposable dans les deux groupes.
  • Etude RIO-EUROPE
    Cette étude a confirmé l’efficacité du Rimonabant dans l’obésité, les résultats de l’étude européenne ont été rapportés, ayant inclus 1507 sujets obèses avec nombreuses co-morbidités. La réduction pondérale obtenue est significative dans les deux groupes étudiés (Rimonabant 5 mg et Rimonabant 20 mg). Le HDL cholestérol a également augmenté dans les deux groupes. Les résultats de RIO DIABETES sont attendus avec impatience.
  • L’étude SENIORS a évalué le risque cardio-vasculaire chez 2135 patients âgés de plus de 70 ans, dans 10 pays européens, traités par Nébivolol (10 mg/jour) ou placebo pendant une période de trente mois. Le critère principal mortalité et hospitalisation pour cause cardio-vasculaire a été réduit de façon significative dans le groupe nébivolol (- 14 %), en particulier en cas de fonction ventriculaire gauche préservée, et chez les femmes et ce quelque soit l’âge.
  • L’étude GAMI a comparé 181 patients ayant un infarctus du myocarde et une glycémie à l’entrée inférieure à 11 mmol/l à 185 témoins, qui avaient moins de facteurs de risque mais un indice de masse corporelle comparable. Une intolérance au glucose a été observée dans plus d’un tiers des cas à l’admission, trois mois et un an après la sortie des patients. Un diabète était noté dans plus d’un tiers des cas. Après un suivi de 2.8 ans, le taux d’évènements cardio-vasculaires est significativement plus élevé en cas d’anomalie de la régulation glycémique, qu’il s’agisse d’une intolérance au glucose ou d’un diabète.
  • L’étude JUMBO a comparé la tolérance du clopidogrel à une nouvelle thiénopyridine (prasugrel) chez 900 patients ayant une indication à une angioplastie avec stenting, tous les patients étant sous aspirine. Le taux d’hémorragie, critère de l’évaluation principal, n’était pas significativement différent dans les deux groupes. Il n’y avait pas non plus de différence significative en ce qui concerne les critères d’évaluation secondaire, comprenant les évènements cardio-vasculaires. Il semble que le risque de thrombose aiguë de stent soit réduite dans le groupe prasugrel à dose élevée.
  • L’étude ACTION a testé l’hypothèse qu’un antagoniste calcique, la nifédipine forme retard pourrait avoir une efficacité dans la prévention cardio-vasculaire. Cette étude a inclus 3625 patients ayant une maladie coronaire stable traitée par nifédipine, comparés à 3840 patients sous placebo sur les critères d’évaluation principale, décès, infarctus du myocarde, angor réfractaire, insuffisance cardiaque justifiant une hospitalisation, accident vasculaire cérébral ou revascularisation périphérique. Après un suivi moyen de 4.6 ans, il n’a pas été observé de différence significative sur la mortalité totale. En revanche, il a été observé, mais il s’agit d’un critère secondaire, une diminution des coronarographies et angioplasties, ainsi que le risque d’insuffisance cardiaque dans le groupe nifédipine.
  • L’étude ARTS a inclus 1205 patients randomisés entre deux stratégies, chirurgie cardiaque ou endoprothèse. Les résultats à 5 ans ont été présentés et montrent que l’indication de revascularisation a été significativement plus fréquente chez les patients avec stents (30 % versus 9 %, p < 0.001). Parmi les patients inclus dans le groupe stent, 10.5 % ont dû être pontés et 23.2 % ont nécessité une deuxième procédure par voie percutanée. Dans le groupe pontage aorto-coronaire, 1.2 % des patients ont dû être réopérés et 8.3 % ont eu une angioplastie coronaire lors du suivi. Enfin, dans le groupe avec stent, plus de deux tiers des réinterventions ont été réalisées dans la première année.
  • L’étude ISAR DESIRE a comparé l’efficacité du stent couvert au syrolinus au stent couvert au paclitaxel. Une réduction cependant non significative du taux de resténose intra stent a été observée avec le stent couvert au syrolinus. En considérant les deux bras stent couvert comparé à un groupe témoin, une réduction du risque de resténose angiographique a été observée et une indication à une revascularisation secondaire a été nécessaire dans 8 % des cas du groupe syrolinus, 19 % du groupe paclitaxel et 23 % dans le groupe témoin (stent nu).
[sommaire]